Sciences et techniques

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L’histoire tumultueuse de l’hypnose

Peu de sujets ont déchaînés autant de passions et de controverses que l’Hypnose. La plus ancienne trace de l’hypnose a été trouvée sur une stèle égyptienne, datant de la dynastie de Ramsès II, il y a 3000 ans. Au fil des siècles et de part le monde, on trouve des coutumes et rituels de soin qui incorporent des éléments de notre hypnose moderne. Ce sont les « Accoucheurs d’âme », ceux qui « guérissent avec les mots », ce sont les druides en Europe, les sorciers et chamans en Australie, Afrique et Amérique. Bien que connue depuis l’Antiquité, l’hypnose et ses bénéfices ont été expérimentés de plus près à partir de la fin du XVIIIème siècle.

1766 C’est F.A. Mesmer, 1er psychothérapeute des temps modernes, qui développe, ce que l’on appelait alors, le « magnétisme animal ». Par la suite, les expérimentations de C. de Puységur, de l’abbé Faria et de James Braid permettent, en 1841, de donner un nom à cet état qui soulève encore bien des questions mais donne des résultats probants : l’Hypnose. L’utilisation de l’hypnose fait son entrée à l’hôpital pour les anesthésies et nombres d’interventions sont réalisées sous « anesthésie mesmérienne » Mais l’âge d’or de l’hypnose ne dure pas…

1878 La rivalité entre les écoles de La Salpêtrière et de Nancy, fait naître le doute quant à l’intérêt de la méthode. Ce sont, en particulier, les conclusions de J.M. Charcot, vieilles aujourd’hui de plus d’un siècle, qui subsisteront dans les esprits. L’état hypnotique y est décrit comme pathologique, associé à l’hystérie… C’était alors une forme d’hypnose très autoritaire et utilisée dans des conditions peu adéquates.

1889 Sigmund Freud termine ses études à l’école de Nancy et se convainc lui aussi de la réalité du phénomène hypnotique et de son importance pour la compréhension des processus psychiques. Il ne maîtrisera jamais vraiment la technique mais enverra toute sa vie, nombre de ses patients à ses collègues hypnothérapeutes.

1891 le 1er « Cours d’hypnose et de psychologie » est inauguré à Moscou.

1892 I. Pavlov élabore la théorie neuro physiologique de l’hypnose.

1900 Un pharmacien Nancéen du nom de Emile Coué, ayant étudié l’hypnose, répand sa désormais célèbre « Méthode Coué » de par le monde.

Entre 1920 et 1950, des expériences mettent en évidence le lien entre activité nerveuse et symptôme, les bases de la psychosomatique sont jetées.

1957 En Russie, K.I. Platonov découvre l’ancrage hypnotique ou l’importance des mots chez les sujets en état hypnotique, au travers d’une expérience, qui consiste à provoquer la coagulation et la cicatrisation d’une plaie ouverte. Il met au point également une méthode d’accouchement sans douleur. En Allemagne, J.H. Schultz élabore son « Training Autogène ».

Mais, ce n’est véritablement que ces dernières 30 années, avec les travaux géniaux d’un psychologue américain de talent, nommé Milton Erickson, que l’on découvre les possibilités immenses de l’hypnose et son usage thérapeutique. Les conceptions même de l’accompagnement individuel s’en trouvent bouleversées. L’hypnose Ericksonnienne est non directive et écologique. Elle met en évidence les potentialités infinies de l’inconscient et s’axe sur les facultés d’auto guérison de l’individu.

Bateson, Watzlawick, J. Haley, membres de l’école de Palo Alto, ainsi que E. Rossi, R. Grinder, J.Bandler et bien d’autres feront ensuite grandir l’Hypnose et progresser cette nouvelle ère de la thérapie au travers d’autres techniques comme la PNL ou l’approche systèmique.


Quoi de nouveau dans le monde de la psycho-biologie ?

Des suppositions validées par la science. Les 30 dernières années et les avancées techniques de l’imagerie médicale ont permis aux scientifiques de faire progresser à pas de géants, leurs connaissances du cerveau humain et de son fonctionnement. Ils ont pu confirmer les intuitions remarquables de certains pionniers de l’accompagnement psychologique comme Sigmund Freud, Milton Erickson, le découvreur de l’hypnose moderne, et bien d’autres encore :
Le cerveau limbique (ou « émotionnel ») gère à la fois nos instincts de survie, nos émotions et notre mémoire.

En outre, il reçoit et gère, en permanence, des informations provenant de toutes les parties du corps.
Le corps et l’esprit sont en interaction permanente et agissent conjointement pour maintenir notre équilibre. Cette communication est assurée par les molécules messagères. (Neuro-transmetteurs, hormones, immuno-transmetteurs, peptides…)

Les molécules messagères encodent également notre mémoire, nos émotions, nos apprentissages, nos comportements et l’ensemble de notre vécu en schémas personnalisés et inconscients.

L’homéostasie : Nous avons en nous toutes les ressources physiques et mentales nécessaires pour assurer notre propre équilibre.

L’état hypnotique a été enfin identifié, grâce au TEP en 1998, comme un état physiologique ne correspondant ni à l’état de veille ordinaire, ni au sommeil, ni à la visualisation.

Toutes ces découvertes et bien d’autres sont désormais validées et scientifiquement prouvées. Il n’est plus aujourd’hui question de dissocier le corps de l’esprit, le conscient de l’inconscient, le cortex cérébral du cerveau limbique, nos perceptions de nos émotions : Tous ont un rôle et concourent à l’ensemble.

Quelles conclusions tirer de toutes ces avancées ?

Notre corps est un formidable organe de communication interne et externe.
Nous ne percevons consciemment qu’une infime partie de ces échanges.
Notre perception sensorielle de la réalité passe à travers des filtres inconscients qui sont les garants de notre survie psychique, mais qui peuvent devenir handicapants dans d’autres situations.

L’ensemble de nos fonctionnements (Emotions, comportements, réactions…) ont tous une intention positive liée à notre survie et notre équilibre. C’est également le cas pour les symptômes physiques, qui doivent être considérés comme des signes que nous envoie le corps pour signaler un déséquilibre.
En cas de « sur tension », certaines de ces manifestations persistent de manière inadéquate, démesurée ou qui avec l’âge sont devenus inutiles.


Génération Thérapie Brève

Toutes ces découvertes, ainsi que les observations et les travaux effectués en la matière, ont ainsi fait prendre un tournant décisif à la compréhension du fonctionnement de l’être humain et ont apporté considérablement au champ thérapeutique.

Le terme de thérapie brève est apparu dans les années 60-70, par opposition au thérapies jusqu’alors longues voire très longues, traditionnellement orientées vers la verbalisation et le problème.

La thérapie brève est un “travail d’équipe” et regroupe des outils inter-actifs, créatifs, orientés vers la solution.
Pour l’obtention d’un objectif, on compte sur 10 séances au maximum.

Une nouvelle génération de techniques thérapeutiques, développant et confirmant une nouvelle approche de l’individu et de ses potentialités. On sait désormais que :
L’inconscient est un réservoir de ressources (apprentissages, capacités, …) dans lequel la personne peut puiser ses solutions. Il a un fonctionnement et un langage qui lui est propre. Chaque personne a son système de représentation, de valeurs, de croyances, son « répertoire d’informations ».


Comment fonctionne l’hypnose ?

On sait aujourd’hui que l’état hypnotique est un état naturel, que l’on expérimente tous et toutes, plusieurs fois par jour. C’est un état qui nous permet de « recharger » les batteries, d’intégrer des connaissances et de développer notre créativité et nos convictions personnelles. Ce sont les moments de « décrochage », moments au cours desquels nous nous tournons naturellement vers nos pensées.

Exemple : Lorsque, en attendant le métro ou au volant de votre voiture, vous êtes « absorbé » dans vos pensées, lorsque vous êtes passionné par un bon roman et que vous ne voyez pas le temps passer, ou encore tout simplement, lorsque vous êtes « dans la lune », sans être capable de dire ensuite à quoi vous pensiez.

Cette faculté naturelle à « s’intérioriser » est nécessaire à l’équilibre mental. L’hypnothérapie consiste à savoir rechercher et utiliser cette faculté pour trouver la résolution d’un problème, pour activer vos facultés d’auto guérison, pour installer un changement bénéfique. C’est une voie pour communiquer avec l’inconscient, recevoir et donner des informations. L’accompagnement hypnotique permet d’accéder à des zones du cerveau non accessible à l’état de veille ordinaire.

L’hypnose est aujourd’hui couramment utilisée dans les hôpitaux, pour pratiquer des anesthésies, ou diminuer la douleur d’un accouchement.


Qu’est ce que le coaching ?

Vous trouverez, actuellement, plusieurs définitions au terme « coaching », dont certaines sont galvaudées. Celle ci dépend étroitement de la perception du métier de coach, de sa formation professionnelle, des outils utilisés et du contexte dans lequel il s’inscrit. Notre définition du métier de coach personnel, tel que nous l’exerçons, est la suivante:

«Le coach accompagne de manière personnalisée une personne pour le développement de son potentiel et l’atteinte de son ou ses objectifs personnels. Cet accompagnement se caractérise par l’émergence des propres solutions de la personne et par la mise en place d’actions concrètes. L’accompagnement en coaching n’est ni du conseil, ni de la formation, ni du tutorat, ni du mentorat, ni de la thérapie. Le coach et son client forment une équipe dont le but est la progression et le changement.

Le coach fait construire à son client une solution cohérente pour lui-même. Il agit sur le savoir être, les ressources et aptitudes de son client, dans le respect de ses valeurs. Il n’apporte pas son expérience personnelle mais un angle différent, qui permettra d’identifier ce qui fait obstacle à la situation et d’inscrire les étapes dans une évolution. Le coach est indépendant et se met au service des objectifs de son client. Le travail du coach est beaucoup plus qu’un entretien, il peut prendre la forme de questionnement approfondi, de jeu de rôle, de mise en situation, de test, de projection. Ce peut être une aide très ponctuelle ou un suivi à plus long terme. Les résultats sont généralement visibles au bout de 5 séances en moyenne.

Exemple d’objectifs traité par le coaching :

Décupler sa motivation, faire des choix, passer à l’action, créer une stratégie d’apprentissage, oser s’affirmer, exprimer son talent, gérer son stress, sa colère ou une peur au quotidien, gérer une angoisse, le trac, se préparer à un évènement, améliorer ses relations familiales, sa communication, retrouver la forme, améliorer l’image de soi, modifier un comportement, passer un cap, une situation difficile, s’engager dans une nouvelle voie, développer sa créativité, son imagination…


Qu’est ce que la P.N.L. ?

Un regard nouveau sur les potentialités humaines

« Quand nous avons mis au point l’expression « Programmation Neuro Linguistique », beaucoup nous ont dit : Ca fait un peu contrôle du cerveau, comme si c’était mal… J’ai répondu : Oui, bien sur, si vous ne commencez pas à contrôler et utiliser votre cerveau, vous laisserez le hasard décider pour vous…En fait, nous mettons au point des moyens d’apprendre aux gens à utiliser leur cerveau. »

Richard Bandler

Née durant les années 70, la PNL s’intéresse avant tout au « Comment ça marche ?» plutôt qu’au « Pourquoi ça marche pas ? ». Deux chercheurs américains (linguiste et psychologue) ont entrepris de comprendre ce qui faisait la « Réussite ». Ils ont ainsi décodé les compétences exceptionnelles de personnes reconnues ayant atteint leurs objectifs (Pédagogues, gestionnaires, médiateurs, musiciens, sportifs…), ils ont étudié les techniques mentales d’apprentissage, décrypter les principes de communication, et ont pu établir les processus internes qui freinent ou conduisent à l’obtention d’un objectif.

Le terme « programmation » désigne tous nos processus internes d’apprentissage, et enchaînements d’opérations neuronales inhérent à notre fonctionnement. La communication (au sens large) reflète ce fonctionnement, c’est la « Neuro Linguistique ». La PNL trouve sa place dans toutes les disciplines où il est question de d’échanger, d’apprendre ou de changer… Elle est une alliée indissociable de l’hypnothérapie : elle favorise la prise de conscience et offre un schéma presque ludique à l’accompagnement. Elle est également utilisée en pédagogie, en communication, en coaching individuel ou en entreprise. Elle devient un art de vivre lorsque nous sommes à même de créer notre propre « modèle de réussite ».


Le traitement des traumatismes par les mouvements oculaires

ou I.N.E.S.S (intégration Neuro Emotionnelle par Stimulation Sensorielle)

Cette technique s’apparente au model EMDR ou IMO qui sont aujourd’hui validée par de nombreuses études, notamment par l’Inserm en France. INESS agit directement sur les mémoires douloureuses ancrées dans le cerveau émotionnel. Elle permet d’éliminer, de manière spectaculaire les effets néfastes des chocs émotionnels en favorisant la libération des émotions bloquées. Le souvenir demeure, l’évènement aussi, mais on se sent détaché et on peut passer à autre chose.

Explications :

Notre corps garde une trace indélébile de toutes les émotions qui nous vivons, sous forme d’images, de sensations ou de sentiments. Lors d’un choc traumatique, le processus de traitement de l’information est saturé et « gèle » les émotions qui y sont associées. C’est un peu comme si le temps cérébral s’arrêtait là. La scène traumatique passe et repasse en boucle. Ces émotions, si elles ne sont pas assimilées, restent stockées dans le système nerveux.

INESS stimule le processus naturel d’auto guérison du cerveau émotionnel chargé de digérer les émotions. Elle s’adresse plus particulièrement aux personnes ayant subies des situations marquantes, émotionnellement non assimilées en tant que victime ou témoin (Evènements identifié, situations douloureuse, stressante, traumatismes, éducation rigide, chocs, deuil…)

Les symptômes peuvent apparaitre longtemps après le facteur déclenchant et se manifester de diverses manière : Cauchemars, « flash », souvenirs récurrents, phobies, troubles du sommeil, angoisses, hyperémotivité, panique, réactions en sursaut, dépression, somatisation….

Des cognitions négatives peuvent également être nés de l’expérience : mauvaise image de soi, difficulté à faire confiance, peurs inexpliquées, sentiment de culpabilité, colère, dépression, incapacité à rebondir…

Ainsi, les émotions bloquées sont remises en circulation, pour être cette fois assimilées comme elles auraient du l’être, les cognitions sont réévaluées et « recodifiées » positivement. Le soulagement est généralement rapide et durable.