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L'Hypnose : pourquoi ça marche ? |
À l'heure du développement de soi, l'Hypnose Ericksonienne, du nom de son inventeur, le psychiatre Milton Hyland Erickson (1901-1980) pour qui « nous avons tous des potentialités dont nous ne sommes pas conscients », se révèle particulièrement populaire et efficace. Loin du stress de la vie quotidienne, cette thérapie, en permettant au sujet de mieux se connaître, offre ainsi un meilleur rapport au monde en général . Par le biais de différentes techniques et outils (dont l'humour !), l'Hypnose Ericksonienne mène la personne à un état modifié de conscience, « de manière pédagogique et non autoritaire et à toutes les ressources que permet cet état particulier de conscience. L'hypnothérapeute utilise l'état hypnotique pour soigner la personne qui, elle, profite de cet état pour accéder à ses ressources psychocorporelles de guérison », selon Olivier Lockert. Elles sont dans l'inconscient. L'inconscient en tant qu'il recèle toutes nos potentialités : siège de nos expériences individuelles et collectives (au sens Jungien). Tandis que le conscient a maille à partir avec les contraintes du quotidien ! Contrairement à ce que la racine grecque pourrait suggérer, ce n'est pas un état de sommeil. Ni un état d'éveil ordinaire. La personne en état modifié de conscience reste "consciente" tout au long de la séance. Pour donner une image : à plus petite échelle, nous connaissons et rencontrons cet état modifié de conscience tous les jours. Et c'est heureux pour notre équilibre mental ! C'est quand nous sommes "dans la lune", "ailleurs" au détour d'une conversation ennuyeuse,en plein embouteillage ou plongés dans un bon policier. C'est ce qu'Erickson a appelé " common every day trance ". La première question qui vient aussitôt à l'esprit, c'est de savoir comment utiliser la transe hypnotique en vue d'une guérison. La manière "dure" et les suggestions très directes de l'hypnose classique « entraient de plein fouet dans l'intégrité physique et psychologique de la personne » selon Olivier Lockert , et étaient vouées à l'échec, simplement parce que la personne "forcée" regagnait un état de mal-être juste pour prouver son indépendance. « Quand on a compris cela, on pratique l'hypnose différemment. » Il est souvent sans logique apparente : ni grammaire, ni syntaxe. En fait il est symbolique. « C'est le langage de l'inconscient, profond, hypercréatif et libérateur (...) C'est la logique de l'Inconscient : des émotions, de la simplicité, des rêves, de la magie... Il ne faut donc pas s'inquiéter si l'hypnothérapeute éricksonien a l'air plus fou que son patient ! C'est normal : il fait même exprès ! » conclut avec humour Olivier Lockert. L'hypnothérapeute va émettre des "suggestions indirectes encastrées" : il parle de manière entrecoupée, utilisant des mots clés accompagnés, par exemple, de respirations profondes symbolisant cette liberté possible que le patient a en lui. Tandis que les suggestions indirectes paradoxales vont lui permettre d'obtenir l'effet voulu : La liste est longue ! Dépression, anxiété, crises de panique, stress et mal-être, migraines, insomnies, cauchemars. Boulimie, anorexie, tabagisme, tics et bégaiement. Phobies, allergies, hypertension artérielle, préparation préopératoire. Impuissance, rétention urinaire, troubles gastro-intestinaux, psoriasis, zona, eczéma. Problèmes de vue, de couple, familiaux. Manque de confiance en soi... Mais aussi, réorientation professionnelle ou personnelle, entraînement à la concentration, à la performance : sports, examens, définition d'objectifs, aide à la décision, etc. En plus de l'utilisation ordinaire de l'Hypnose Ericksonienne, on distingue "l'Hypnose Conversationnelle" et la "Communication Ericksonienne, que l'on utilise toutes les deux notamment en coaching.
L'hypnothérapeute mène la personne à la transe hypnotique, mais sous une forme discrète, en ne lui tenant apparemment qu'une simple conversation. Or la personne cligne des yeux de plus en plus : elle est alors rassurée et encouragée à continuer jusqu'à l'état d'hypnose. On l'utilisera plus en coaching, car « l'aspect professionnel de l'aide apportée ne laisse pas beaucoup de place au côté intime d'un accompagnement hypnotique ordinaire », selon Olivier Lockert. Le travail est fait et la personne n'a eu l'impression que d'un "simple moment de rêverie." La Communication Ericksonienne Ici, l'état d'hypnose n'est pas recherché. « C'est le mode de communication adopté depuis des années par nos publicitaires, politiciens et toutes personnes à la recherche d'une "communication d'influence" » explique Olivier Lockert. Elle est essentiellement utilisée en coaching car l'absence de transe hypnotique formelle ne permet pas tous les effets de l'hypnose. Il est polémique. Pourtant, comme dans beaucoup de domaines, il est clair que si l'on croit à l'hypnose, il y a beaucoup de chances pour que cela marche. D'où, peut-être, le chiffre avancé par Olivier Lockert de 70 % de traitements efficaces en une séance, dont « les résultats sont durables :pas de substitution de symptôme, ni de rechute à moyen et long terme. » |